Wiki Nos imaginations
Advertisement


Catégorie Ecrivain
L'auteur souhaite savoir tous les éléments et détails qui pourraient améliorer son style d'écriture. Il demande à être jugé comme serait jugé un véritable auteur.

Histoire fantasy écrite par Pelage de Charbon pour un concours d'écriture a son école.

Chapitre 1

Il était une fois un jeune garçon de neuf ans nommé Edmund, Edmund Clark. Le jeune homme avait pour parents ses majestés du château de Parkin. Le Village de Parkin se trouvait entre champs et forêts et était dominé par l’immense et imposant château. Village, qui, bien que comptait seulement quelques centaines d'habitants, était néanmoins le plus gros des environs.

Mais allons aux faits.

***

Edmund frappa son adversaire à la tête, ce dernier chancela, puis riposta aussitôt avec un coup d'épée à la jambe. Heureusement, le jeune garçon sauta et évita ainsi un coup qui aurait pu lui être fatal. Malgré le sang qui coulait maintenant d'une plaie à son bras, ce dernier n'abandonna pas. Il fit tournoyer son arme pour l'abattre sur son adversaire qui se révélait être son mentor, mais ce dernier fut trop rapide; il lui enleva l'épée des mains. Celle-ci virevolta à une vitesse inimaginable jusque dans la forêt derrière la cour du château.

-Va la chercher, dit sèchement le mentor et professeur de combat d’Edmund, M. De Sombreval. Ensuite nous reprendrons.

-Mais, nous ne sommes pas autorisés à y entrer avant l'âge de 16 ans!

Âgé d’à peine neuf ans, il n'avait pas le droit d'entrer dans ce lieu, qui, comme le disaient les légendes, serait hanté par des créatures d'une grande méchanceté. Le garçon aux cheveux blond en bataille et au corps mince ne croyait M. De Sombreval, capable d'enfreindre une règle. C'était le plus fidèle ami de son père et de sa mère, le Roi Richard et la reine Rose. De plus, même si sa rudesse était mythique, il restait un modèle pour les enfants de la noblesse royale, dont lui et son petit frère Robin âgé de six ans.  

-Eh bien, cour vite la chercher avant que ton père ne revienne et ne te trouve dans ce lieu interdit.

Enragé et apeuré, le garçon se précipita dans la forêt de Cerfblanc. Autour de lui, des conifères trônaient sur le sol épineux et les rares feuilles encore présentes dans les branches des feuillus lui cachaient le soleil. Il repéra son épée dans un buisson de ronces et la prit férocement. Retournant sur ses pas, il entendit une voix grave toute proche.

-Tu ne me laisses pas le choix : soit tu arrêtes cette croisade, soit... Tu sais ce qui se passera.

Edmund se tapit au sol et, se tournant vers la gauche, il vit une faible silhouette de cheval adossant un homme à un arbre.

-Jamais je ne laisserai mon peuple vivre encore en compagnie de monstres comme vous, répondit l'homme. Tuez-moi si vous le souhait... C'était trop tard pour l'homme, il s'effondra sur le sol. Tout à coup, la silhouette de cheval s'évapora et Edmund put enfin s'approcher à pas de loup du cadavre immobile. Lorsque le garçon découvrit les traits du mort, il éclata en sanglot et s'autorisa à pleurer toutes les larmes de son corps, car le meurtre qui avait été commis était celui de son père...

***

Des milliers de larmes coulaient sur les pommettes constellées de taches de rousseur d’Edmund. Agenouillé dans la boue, trempé jusqu'aux os, le garçon ne s'arrêtait pas de sangloter. La pluie tombait partout autour de lui. Des milliers de questions tourbillonnaient dans sa tête, mais les réponses, non. Pourquoi cette créature avait tué son père? Qui serait le successeur du roi Richard? Comment sa mère et son petit frère allaient-ils réagir ? Et, surtout, qui était ce mystérieux cheval meurtrier? Alors qu’il retournait sans arrêt ces pensées dans son esprit, M. De Sombreval sifflotait tranquillement dans la sombre et dense végétation à la recherche de son élève.

-Que fais- tu là ? dit-il innocemment lorsqu’il le retrouva.

-Vous ne le voyez pas! s'exclama Edmund, rageusement ou êtes-vous trop aveugle. Mon père est mort aujourd'hui, et vous vous montrez nonchalant, sans cœur!

Lorsqu'il eut fini de prononcer ces mots, le garçon s'effondra sur le sol, inerte.

***

Edmund fut transporté à demi conscient jusqu’au château dans les bras musculeux de son mentor, tel un nourrisson.  La grande salle dans laquelle défilait M. De Sombreval était une véritable salle de conte de fées : énorme trône de pierre orné de diamants, grand tapis rouge au sol, armure de chevalier tout au long des murs et, pour couronner le tout, une entrée constituée de deux solides portes de bois. Tout pour faire rêver le futur roi. La lumière du soleil qui passait à travers les portes apportait une quiétude dans la pièce. Quelques gardes étaient postés en habit rouge et en cotte de mailles devant le trône. L'un demanda à M. De Sombreval.

-Qu'est-ce qui vous amène, monsieur ?

-Ce gamin s’est évanoui en prenant conscience que son père n'est plus, répondit le concerné. Je vais l'emmener à l'infirmerie.

-Quoi ? Sa majesté le roi Richard est mort, répondit le garde, surpris.

-Eh bien, j'en ai déduit de même, rétorqua M. De Sombrenal. Maintenant, laissez-moi passer, l'infirmerie se trouve à l'étage supérieur.

Le garde s'écarta pour le laisser passer, esquissant un regard ahuri devant la triste nouvelle. Une fois à l’étage, M. De Sombreval installa Edmund confortablement dans une couchette.  Edmund se réveillait doucement, ses beaux yeux azur s'ajustant à la lumière ambiante. Jamais il n'avait vécu autant d'émotions en même temps et pleurer l'avait vidé de son énergie vitale.

-Monsieur, je suis désolé, de m'être emporté dans la forêt de Cerfblanc.

Peu empathique, comme à l’habitude, M. De Sombreval écouta avec joie les excuses de son élève.

-Merci, mon cher, répondit-il. Je pense que tu sais qui a tué le roi Richard. Après avoir été témoin de la mystérieuse disparition du meurtrier de ton défunt père, j’ai tiré la conclusion suivante : il s’agit d’une licorne ou, du moins, une créature fantastique.

Un peu étonné par cette révélation, Edmund n'hésita pas à répondre.

-Pour venger mon père, j'aimerais que l'on tue cette créature. C'est ce qu'il aurait fait si vous ou moi aviez été à sa place.

-Bien. Votre désir sera accordé. Demain, nous partons en guerre contre l'empire magique!

Chapitre 2

Toute la seigneurie était réunie au château dans la salle du trône. Sur l'estrade où nichait le trône inoccupé, M. De Sombreval regardait le peuple s'activer. De son côté, Edmund était debout entre deux chevaliers, essayant tant bien que mal d'apercevoir son mentor parmi les dizaines de tête qui nuisaient à sa vue. Il se mettait sur la pointe des pieds, s'avançait entre ses comparses, en vain. Dans la salle déboulent de plus en plus de personnes, et bientôt, ce fut non seulement la seigneurie qui s’y tenait, mais bien le village en entier. Une réunion d’une telle envergure n'avait pas eu lieu depuis la naissance du jeune garçon, du moins, c'est ce qu'on lui avait dit. Quelques protestations sur la position de M. De Sombreval fusait autour d’Edmund, mais rien qui pouvait s’agir d'une quelconque menace pour l'homme aux cheveux noirs à l'air sévère.

-Bien le bonjour, messieurs-dames. Aujourd'hui j'ai une annonce de la plus haute importance à vous faire. Le roi Richard est mort dans la matinée. Ce dernier est mort embroché par la corne d'une licorne dans la forêt de Cerfblanc. Le ton faussement attristé de l'homme ne trompa pas Edmund. Des cris de surprise résonnèrent partout dans la pièce, accompagnés de pleurs des proches du roi. D'un mouvement de la main, M. De Sombreval fit taire les lamentations.

-Nous pourrons le pleurer plus tard, s'exclama-t-il, car j'ai décidé de partir en guerre contre l'empire magique. Tous les chevaliers pourront combattre, ainsi que tousles garçons et hommes du village âgés de plus de 16 ans. Une gigantesque déception germa dans le crâne du garçon. Il espérait combattre pour venger la mort de son père.

***

Seulement quelques minutes plus tard, tous les combattants s'attroupaient au centre du village, sous le commandement de M. De Sombreval. Ce dernier donna le signal de départ et l’armée s’engagea dans la descente vers la forêt. Pendant ce temps, derrière une maison, Edmund espionnait la troupe. Il avait décidé de venir au combat, coûte que coûte. Courant derrière les hommes à cheval, épée au fourreau, il se faisait rapidement distancer. Bientôt, la route s'engouffra dans la forêt et Edmund eut plus de facilité à suivre le rythme plus lent des chevaux. Il nota que la lumière ambiante faiblissait, l'atmosphère devenait pesante. Le garçon avait l'impression que des ombres glissaient sur les arbres et que quelqu'un le suivait. S’armant de tout son courage, il se força à ne pas ralentir le pas et rebrousser chemin pour retourner en sécurité au château. La route bifurqua et Edmund perdit de vue ses compatriotes, accentuant sa peur. Il commença à courir pour les rattraper. Pressé de partir au combat, son mentor avait oublié que la nuit tombait et cet oubli posa un problème à Edmund. Il ne voyait pas plus de quelques mètres devant lui et suivre la route étroite sans tomber s’avéra difficile, trébuchant contre une roche a un moment, se heurtant à une racine d’un autre. Plusieurs fois il se retrouva allongé sur le sol. Il essayait de suivre le chemin en se fiant au bruit de galop des chevaux, difficilement certes, mais il réussit, pendant un bon moment. Or bientôt les bruits s'évanouirent. Complètement plonger dans le noir en plein milieu d'une forêt inconnue, un sentiment d'extrême détresse s'empara de lui. Cloué au sol, au milieu de la nuit, le garçon ne pouvait bouger. Soudainement, un miracle se déroula devant ses yeux. Une lumière jaune-vert s’était allumée dans un arbre voisin, aussitôt suivi par une autre, et une autre encore. Le vent sifflait dans les branches dans un bruit réconfortant. Il avait l'impression que des êtres sortaient des arbres, des êtres bons. Son cœur s'emplit de bonheur comme il n'en avait jamais eu. L'atmosphère était magique, féérique. Bientôt, une faible tornade d'une légère lueur jaune se créa droit devant le garçon. Puis, en sorti, un homme vêtu d’une cape mauve et avec une grosse barbe blanche. Le cliché de Merlin s’incarnait devant ses yeux.

-Bonjour, cher Edmund.

-Comment connaissez-vous mon nom, dit-il surpris.

-Je le connais, tout simplement, et inutile de rester sur place, le sort d'immobilité est levé.

-Quel sort?

-Eh bien, celui que je t’ai lancé pour que tu ne t'enfuies pas lorsque tu me verrrais. Car j'ai quelque chose d'extrêmement important, à t’annoncer.

Il sortit une corne de licorne de son sac. Blanche comme une étoile et brillante dans la nuit.

-Tu vois cette corne? Et bien, c'est une corne de licorne ordinaire, c’est-à-dire douce et loyale à son peuple. Celle qui a tué ton père était noire, n'est-ce pas?

Edmund commença à comprendre où il voulait en venir.

-Oui, noire comme je n'en avais jamais vu.

- Comme je le pensais, le meurtrier de ton père est un traitre à son sang, un traitre au Peuple magique. Ce combat que s’apprête à mener l’armée de Parkin contre l’ensemble du peuple des licornes est injuste. Edmund, vas l'arrêter et  rétablit la justice dans ce monde!

Depuis le début, le garçon avait bu les paroles du merlin bizarre, c'est pourquoi il répondit :

-Oui, j'irais.

Chapitre 3

l’ensemble du peuple des licornes est injuste. Edmund, vas l'arrêter et  rétablit la justice dans ce monde!

Depuis le début, le garçon avait bu les paroles du merlin bizarre, c'est pourquoi il répondit :

-Oui, j'irais.

Chapitre 3

Edmund courait entre les arbres, vers les bruits de combat. Jamais son cœur n'avait battu si vite, ceci lui faisant mal aux tempes. Il ne savait pas trop ce qu'il allait faire une fois en plein cœur de l’action, mais sans comprendre pourquoi, il sentit qu'une fois là-bas, il saurait. Il le devait à son peuple, tout comme au peuple magique.

Tout en s'approchant, il sentait l'odeur immonde du sang s'accentuer. Des cris résonnaient par-ci, par-là. Bientôt, il vit un cadavre humain, pour ensuite déboucher dans une énorme clairière. Des licornes blanches embrochaient des chevaliers devant ses yeux. Des dizaines de cadavres jonchaient le sol. Edmund voyait son mentor combattre un centaure en compagnie d'un autre chevalier, et ces derniers prenaient le dessus. C’est alors qu’il vit un gros rocher à l'orée de la forêt, de l'autre côté du combat. Ainsi, une idée lui vint, mais pour cela il allait devoir passer à travers le champ de bataille.

Il courut, mais se heurta à un flanc de centaures tout proche. Ce dernier lui bloqua la route et essaya de l'abattre avec un coup d'arc à flèche qu’Edmund esquiva. Il sortit son épée de son fourreau et l'abattit sur son adversaire, maladroitement. Il se fit rapidement dominer et continuer le combat ne s'avérait pas une excellente idée. Son physique et ses talents au combat non exceptionnels ne l'aidaient pas. La seule arme qui lui restait était son intelligence, sa ruse. Couché au sol, il roula sous son adversaire et lui taillada le ventre. Le centaure se retourna et lui donia un coup d'épée. Il s'accrocha le plus fortement à l’arme adverse et se fit soulever en l'air. Il donna ensuite un coup de tête au poing de l'ennemi qui lâcha son épée. Edmund se laissa tomber et prit l'objet. Désarmé, son adversaire recula et détala. Après ce combat épuisant, Edmund décida d'user de ruse plutôt que de combattre directement.

Une de ses principales idées était de  mélanger ces adversaires, humains ou magiques.. Dès qu'un combattant s'imposait devant lui, il criait des formules mathématiques, ce qui les déstabilisait quelques secondes, pendant qu'il courait. Cela marcha à quelques reprises, mais à un moment, il se retrouva contre le chevalier le plus intelligent du château, Métis.

Il pensa continuer à porter à confusion ses adversaires par la ruse, sans succès. . Edmund croyait que, devant un enfant comme lui, il allait avoir de la pitié, mais le casque qu’il portait amena Métis à le prendre pour un gobelin. C’est alors que germa une idée dans son esprit, tandis que deux autres chevaliers l'encerclaient. Une minuscule graine, mais, pour lui, c'était le symbole de l'espoir. Ses trois opposants brandissaient leur arme dans les airs, prêts à l’abattre. Ces à ce moment qu'il tenta le tout pour le tout. Il se coucha au sol et rampa. Le gazon lui picotait le visage, mais il n’abandonna pas. Il faillit éternuer en passant à coté de Métis, mais réussi à passer devant son regard ahuri. Où était passé le garçon? Habituellement, les gobelins fonçaient au combat tête baissée, mais pas celui-là. Totalement pris aux dépourvues par cette ruse trop grande pour lui qui croyait tout connaitre, Métis, le plus redoutable combattant du château fut vaincu par un enfant de neuf ans. Du moins, il  fut vaincu mentalement.

Edmund frôlait à présent le rocher de quelques mètres de haut et se mit à l'escalader. Cette pierreressortait en plein dans un océan de terre. Il s'accrocha à une première prise et pu amorcer la montée. Bientôt, prise après prise, il se retrouva au sommet. Alors prenant son courage à deux mains, il cria de toutes ces forces

-Arrêter! Ce combat est injuste. Il est inutile de souiller cette terre de sang. Cette terre qui nous a accueillis pour que nous prenions soin d'elle. Créatures magiques, vous le savez certainement, ce combat doit stopper.

À présent tout le monde le regardait, bouche bée.

-Je vous en supplie. Battez-vous tous contre le traître. Malheureusement, M. De Sombreval continuait à attaquer, aussitôt suivi par ses loyaux soldats.

-Peuple magique, vous vous défendez, je le comprends, mais peuple humain, mon peuple, pourquoi vous battez-vous? Pour la mort de mon père. Maintenant que je vous ai tout révélé, vous continuez? Eh bien, vos femmes et vos enfants ne seraient point fiers de vous. Les combattants se séparaient alors, Edmund sauta machinalement du rocher. Sangoulinant de partout, fatigué, ses jambes ne tinrent pas le coup et il s'effondra au sol. C’estce moment-là que M. De Sombreval choisi pour dire.

-Nous reviendrons, empire magique. Et nous nous battrons. Toi, Edmund tu es définitivement chassé du village pour traitrise envers ton peuple.

Edmund puisa dans ses dernières forces pour s'exclamer.

-Je me vengerai, je ramènerai la paix dans ce monde, j'en fais la promesse.

Advertisement