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Fleur d'Oranger

En fin de compte, les renards arctiques voulaient juste nous prévenir qu'il y avait, disséminés, dans toute la région forestière de la pinède : des loups, un ou deux carcajous, des ours, des lynx, etc. ...

En raison de cet avertissement, Plume de Feu et moi avaient donc convenu de finalement migrer vers le Sud pour éviter ce nombre incalculable de futurs combats que l'avenir pourrait nous présenter. En espérant de ne pas trouver un grand nombre d'adversaires ou de prédateurs au sud, bien sûr.

Nous sommes donc parti vers le Sud.

***

[4 jours plus tard...]

Nous sommes enfin arrivés dans un lieu qui était propice à la vie et qui ne possédait aucun prédateur possible, ou menaçant, en son sein. Et ce, malgré les commérages que l'on avait entendus à propos de celui-ci il y a deux jours de cela (c'était deux pies qui nous l'avaient fait savoir).

Donc, cet endroit était une oasis. Il se nommait L'Oasis du Bon Chemin ; il y avait tout ce à quoi un renard peut rêver d'avoir, sans se battre ni à n'en perdre la vie. On y trouvait : de l'eau fraîche ; une petite cascade, dont l'eau, résonnait d'un son cristallin ; de grands et vieux arbres, dont certains, avaient des lianes qui pendaient à leurs extrémités ; des tonnes d'oiseaux de paradis et autres oiseaux exotiques de toutes les couleurs, etc. En bref, on était au paradis des renards où il y avait un garde mangé immense à notre disposition que ce soit pour y vivre seul ou y fonder une famille...

Nous nous y sommes donc installés, Plume de Feu et moi, dans une petite tanière que l'on a creusée à la base de la petite cascade d'eau cristalline. Nous y avons constaté, au premier soir de notre arrivée, que les couchers de soleil y étaient magnifiques avec leur robe de couleur descendant en un crescendo de cascade volumineuse ; et la nuit, les étoiles brillaient de mille feux ; et le vent était doux et restait notre ami...

Je sais que c'est trop beau pour être vrai, parce que tout le monde sait que chaque paradis cache une tempête qui n'attend que le bon moment pour se dévoiler... Mais, en attendant, je l'attendrais de pied ferme, cette tempête... Non, comme le chêne, mais plutôt comme le roseau... Parce que, selon moi, il faut apprendre à être un roseau dans la vie si l'on veut survivre. C'est un mantra que mes parents m'ont enseigné, après m'avoir montré le Carpe Diem...

Maintenant, je sais que j'ai la force de surmonter toutes épreuves. Parce que j'ai réussi à survivre à tous les dangers que l'extérieur de la tanière de mes parents m'eût offert que ce soit pour le bien comme pour le pire...

FIN!

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