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Cette histoire/fanfiction appartient à un utilisateur désormais inactif. Elle est donc mise en pause.

Cette histoire a été écrite par Fantasia635

Prologue

Ça ne pouvait plus continuer comme ça.

L'esprit de Vahina se répétait cette phrase en boucle.

Ça ne pouvait plus continuer comme ça.

Trop de disputes, trop de débats, tout ça par sa faute. Et au final, ça ne servait à rien. Il y avait toujours trop d'imprévus, toujours trop de pertes. Quoi qu'ils fassent, l'ennemi avait toujours un coup d'avance. Voir deux ou trois, parfois même quatre.

Ça ne pouvait plus continuer comme ça.

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Un choix était à faire et la réponse était déjà toute trouvée.

Ça ne pouvait plus continuer comme ça.

Chapitre 1

Vahina rêve. Dans son rêve, des gens l’appelle. Pourquoi ? Elle ne sait pas. Elle ne comprend pas ce qu’ils lui disent. Elle ne distingue pas leurs visages, juste la couleur de leurs yeux. Du bleu, de différentes nuances : du bleu-vert au bleu-pervenche en passant par le bleu-glacier. Des yeux bleu-argentés se penchent sur elle. Son possesseur lui murmure d’une voix désincarnée :

« Ne t’inquiète pas Vahina, on va tout arranger. Je vais tout arranger »

Elle se raccroche à cette pensée tandis qu’une autre voix, de plus en plus proche et familière l’appelle inlassablement :

« Vahina ! Vahina ! Debout, aller debout ! »

Mmmmmm… Non, pas tout de suite. Laisse-moi tranquille, songea Vahina, encore endormie.

Mais la voix insistait, et elle fut obligée d’entrouvrir les yeux pour découvrir sa petite sœur de onze ans et demi, Laura, sauter sur son lit. Elle ne s’emblait pas avoir remarqué que sa sœur était réveillée, mais bizarrement, elle sortit précipitamment de la chambre. Vahina en profita pour jeter un œil à son réveil. Huit heure douze. Autrement dit, beaucoup trop tôt pour un jour de vacances. Elle essaya de se rendormir, peine perdue. Une fois réveillé, impossible pour elle de replonger au pays des rêves.

Les yeux fermés, elle commençait à se demander sérieusement ce que manigançait sa sœur lorsqu’elle reçut la réponse… accompagné d’un gant d’eau froide sur ses yeux et de sa sœur qui lui hurla un énorme :

« DEBOUT !

- Laisse-moi dormir, répondit Vahina d’une voix ensommeillée. »

Laura, grande fane de « La Reine des Neiges » durant son enfance, répondit d’un ton théâtral :

« Impossible. Le ciel est réveillé, alors moi aussi je suis réveillée. »

Vahina ne réagit pas.

« Allez, DEBOUT ! Je M’ENUIE moi ! fit Laura, en la secouant par les épaules devant l’absence de réaction de sa sœur.

- Ok ! O-K ! Je me lève ! Mais par pitié, arrête je vais vomir ! »

Laura continua de la secouer encore trente petites secondes pour lui permettre de voir sa sœur prendre une teinte délicatement verdâtre.

Et elle ne sortit de la pièce que lorsque Vahina commença à faire sa toilette. Cette dernière se lava précautionneusement le visage, s'habilla en vitesse et descendit prendre son petit-déjeuner.

Aussitôt arrivée, les voix de ses parents lui remplirent la tête. Oh, elle ne parlait pas de leur voix extérieures, bien que celles-ci soient très bruyantes, mais bien de leurs voix intérieures, ce qu'ils ne disaient pas.

Leurs pensés, songea-t-elle.

Elle l'avait compris dès que cet étrange pouvoir c'était manifesté, lorsqu'à sept ans, elle s'était évanouie après s'être brisé la jambe en percutant un vélo.

Lorsqu'elle s'était réveillée à l'hôpital, entourée de sa famille et de médecins, elle entendait toute ces voix, semblables à des lames de couteau. Elle avait d'abord hurlé de douleur, mais personne ne semblait entendre ces voix alors elle avait juste prétexté une forte douleur à la jambe.

Sa famille s'était inquiétée, mais on leur avait assuré que cela était tout-à-fait normal, on avait proposé à Vahina un antidouleur, qu'elle avait accepté de bon cœur et les médecins était partis.

Mais ce n'était pas suffisant. Vahina avait besoin d'être seule, ou sinon, sa tête allait finir par exploser. Elle avait donc demandé, supplié ses parents de sortir. Ils avaient protesté mais elle avait prétendu vouloir dormir et en être incapable si ils restaient là, à la scruter dans ses moindres détails et ils avaient accepté en lui promettant de passer la voir le lendemain.

Une fois qu'ils furent partis, sa migraine s'était aussitôt apaisée. Elle s'était alors confortablement installée, non pas pour dormir, mais pour réfléchir.

Elle avait immédiatement compris qu'elle entendait les pensées des personnes autour d'elle. Mais la question était de savoir pourquoi. Pourquoi elle, petite fille de sept ans seulement, possédait de pareils pouvoirs.

Elle s'était interrogée des heures durant mais aucune raison valable ne lui était venue à l'esprit.

Aujourd'hui, ses parents pensais au travail, et seulement à ça. Il discutait et semblait jovial à l'extérieur, mais, dès que l'on entrait dans leur tête, leurs cerveaux était bloqué sur ce seul mot : travail.

C'est étrange. D'habitude, ses parents se préoccupe assez peu de leur travail. Ils se demandent plus-tôt s'ils vont réussir à rentrer à l'heure ou si leurs filles vont passer une bonne journée, mais là non. Il devait s'y passer quelque chose d'important.

Au moins, les pensées de sa sœur était-elle aussi silencieuse qu'à l'accoutumé depuis que Vahina lui avait révélé entendre les pensées des autres.

Elle avait d'abord, bien entendu, explosée de rire, persuadée que Vahina lui faisait une blague. Puis devant son air sérieux, elle s'était assise et lui avait demandé de tous lui expliquer. Ce que Vahina avait fait, et, après maintes et maintes preuves, elle avait réussi à la convaincre.

Quelques jours plus tard, son esprit était devenu étrangement silencieux. Bien sûr, si elle se forçait un peu, elle parvenait à les entendre, mais, par respect pour sa sœur, elle lui avait seulement demandé pourquoi. Ceux à quoi Laura avait simplement répondu :

« Alors, ça marche »

Et elle était sortie de la chambre.

Après avoir pris son petit déjeuner, Vahina alla à la bibliothèque qui était à deux pas de chez elle.

La bibliothèque, c'était son refuge, son petit bout de paradis. L'endroit était calme, apaisant et parfait pour se détendre après un mal de tête du à son étrange pouvoir.

Elle marchait tranquillement sur le trottoir pour s'y rendre lorsqu'elle percuta un jeune homme et fit tomber les papiers qu'il tenait. Il avait des cheveux blonds sales savamment ébouriffés, des yeux bleu glacier, un sourire taquin sur les lèvres et il était, il fallait l'avouer, plutôt beau garçon. Il devait avoir environ seize ans.

Vahina se confondit en excuses, tout en l'aidant à ramasser les document qu'elle avait fait tomber. Soudain, une famille de cinq enfant passa devant eux. Leurs pensées étaient si bruyantes que Vahina lâcha toutes les feuilles qu'elle tenait dans ses mains et sera les dents si fort qu'elle grincèrent. Le garçon avait du le remarquer, car, une fois la famille passée, il s'approcha d'elle, l'aida à se relever et lui murmura :

« Alors, c'est toi. »

Ce n'était pas une question, plutôt un constat, même si Vahina ne le compris pas. Aussi demandât-elle :

« C'est à dire ? »

A peine ces mots était il sortit de sa bouche qu'elle se rendit conte de se qui clochait depuis qu'elle l'avait rencontré ; son esprit était totalement silencieux.

Chapitre 2

« Que... Qui... Alors toi aussi tu... bredouilla Vahina

- Moi aussi je quoi ? demanda le garçon.

- Non rien. Pendant un moment, j'ai cru que...

- Que ? l'encouragea-t-il.

- Que tu étais, comment dire, différent. Comme moi. Mais c'est idiot. Je ne connais même pas ton nom !

- Ça, ça peut être réglé tout de suite. Je m'appelle Keefe. Keefe Sencen. Et toi ?

- V...Va...Vahina. Vahina Andersen.

- Très bien, enchanté Vahina. Ensuite, que voulais-tu dire par différent ?

- Rien. C'est idiot et en plus, si je te le dis, tu me prendras pour une folle

- Dis toujours. Je te promets de ne pas partir en courant. Non, plus sérieusement, explique-moi.

- Je n'arrive pas à le croire. Sept ans que je garde ce secret et je le confie au premier inconnu.

- Eh ! Je ne suis pas n'importe quel inconnu ! Je suis Keefe Sencen ! V.I.P. des heures de colles ! Champion du rire du siècle ! Lord Bellecoiffe en personne ! Et essentiellement, un beau-gosse ! dit-il en souriant.

- Non mais ça va les chevilles là, dit Vahina, avec cependant le sourire aux lèvres.

- Absolument ! dit Keefe, railleur. Alors il vient se secret ? Remarque, je n'ai pas toute la vie devant moi.

- Pfffff... Tu me fatigue... Depuis mes sept ans je... J'entends les pensées des gens. Voilà, c'est bon, tu peux te moquer de moi, dit Vahina d'un ton boudeur et légèrement défiant.

- Moi ?! Mais pas du tout ! Tonton Keefe est très compréhensif.

- Tonton Keefe ? Non, en fait, laisse tomber, je ne veux même pas savoir. Et là tu es en train de te moquer de moi. Je le vois clairement à ton petit sourire en coin. 

- Mais je ne souris pas ! Et je ne vois pas pourquoi je me moquerais de toi. Après tout, tu avais à quatre-vingt-dix pourcent raison. La seule différence entre toi et moi, est que tu lis les pensées des autres alors que mois, je sonde leurs émotions.

- Qu... Quoi ? Mais je croyais que j'était la seule et que... Attends une seconde. Qu'est-ce qui me dit que tu n'es pas en train de me mentir ?

- Tu veux des preuves ?

- Oui, et des convaincantes.

- D'accord. Pense à un souvenir lié à une ou plusieurs émotions très fortes. Ressens-les. Par contre, tu devras rester neutres en apparence, sinon c'est beaucoup trop facile. 

- Ok », murmura Vahina.

Elle ne pensa pas à un souvenir mais à une de ses plus grandes peurs, un scénario qu'elle avait mainte et mainte fois imaginé. Sa sœur révélait son secret à ses parents. Aussitôt, divers émotions et sentiments la submergèrent : la peur, la colère, la tristesse, une légère envie de vomir, mais aussi le soulagement que se calvaire soit enfin terminé. Elle en ressentit d'autres plus floues, indescriptibles.

Reste calme, du-t-elle se rappeler devant se mélange d'émotion contradictoires

« Ouh là ! Tsunamis d'émotions Anderseniens qui assissent les îles Vahiniennes, fit Keefe en s'éventant de la main.

- Tait toi et dis-moi ce que je ressens, répondit Vahina d'une voix neutre, alors que, en elle, son cerveau sortait déjà son parachute de secours.

- Ok. Tu es chamboulée. Je dirais qu'une personne, de ta famille peut-être, vient de confier à quelqu'un quel-que-chose qu'elle n'aurait pas dû. »

Devant l'air choqué de Vahina, il développa :

« Tu as ressentis une crainte et une légère nausée telle que l'on ressent que lorsque qu'une chose que l'on veut garder secrète est révélé. Mais aussi du soulagement, donc tu es aussi heureuse de ne plus rien avoir à cacher. Et un amour et une tristesse que l'on ne ressent que pour sa famille, surtout lorsqu'elle nous a trahi. »

Il prononça la dernière phrase avec rancœur et tristesse, comme si cet évènement lui était déjà arrivé.

Mais quel-que-chose tracassait Vahina :

« Tu m'as dit que tu ne pouvais que ressentir les émotions des gens. Comment en à tu su la cause ?

- C'est ce que l'on m'apprend dans mes sessions d'Empathie ! dit-il, tout sourire.

- Quoi ? Tu veux dire qu'il y à dire qu'il y en a d'autre comme nous ? Et qu'ils nous donnent des cours ?

- C'est là qu'est le problème, Vahina, dit-il, et sans aucun sourire.

- Le quel ? » demanda-t-elle, inquiète. 

Elle était en train de s'imaginer toutes sortes de scénarios horribles, mais rien n'aurait pu la préparer à ce que Keefe lui annonça le plus sérieusement du monde :

« Vahina, nous ne sommes pas des humains. »

Chapitre 3

Vahina hésitait entre plusieurs réactions. Elle opta finalement pour une réponse simple, petite mais qui voulait tout dire, qui exprimait son dépassement et sa faiblesse.

« Pardon ? » fit-elle en lâchant en petit rie nerveux. 

Keefe semblait vraiment désolé et affichait une mine triste. Rien à voir avec le Keefe jovial et farceur de tout à l'heure. Il semblait vouloir s'enterrer six pieds sous terre lorsqu'il lui annonça d'une voix enrouée :

« Je suis désolé Vahina. C'est la vérité, aussi blessante et étrange puisse-t-elle telle être.

- Ha oui. Et on est quoi du coup des extraterrestres ? dit-elle dans un rire sec et dénudé d'émotion.

- Non, lui répondit-il en fixant le sol. Nous sommes des elfes. »

On pouvait sentir dans sa dernière phrase, malgré la tristesse et le stresse ambiant, une pointe de fierté.

Alors, il en est heureux, se dit-elle. Heureux et fier d'être ce qu'il est. Non. Ce que nous sommes. Des elfes.

S'en était trop pour Vahina. Trop de possibilités. Et les possibilités faisaient appel à des choix. Et les choix, surtout celui-là, impliquaient des responsabilités. Responsabilité qu'elle n'était pas prête à assumer. Pas dans un moment pareil où la pression prenait le dessus sur la raison. 

Son instinct pris les commandes et appliqua son système de défense, son plan anti-faiblesses : son cher ami le sarcasme.

Le sourire qui méritait le prix du sourire le moins franc du monde se dessina sur son visage et elle proclama d'une voix moqueuse mais nerveuse :

« Une elfe. Très bien, je suis une elfe. Et que suis-je sensé faire. Construire des jouets pour le Père-Noël ? Aider Frodon à sauver la Terre du Milieu, peut-être ?

- Je n'ai pas compris la moitié de ce que tu viens de dire, répondit Keefe, en riant pour la première fois depuis son étrange révélation. Je suppose donc que la réponse à ta question est non. Tu es un être vivant, Vahina. Donc je te dirais que tu es sensé vivre. Ce qui est déjà pas mal il me semble. Et puis, pense à la liberté que tu éprouveras. Plus de secrets. Plus de craintes. Plus de migraines aussi.

- Vraiment ? fit-elle d'une voix où pointait l'espoir.

- Absolument. L'esprit des elfes est beaucoup plus silencieux que celui des humains. Les Hommes sont si bruyants... Mais les elfes... Rien à voir ! Nos Télépathes deviendraient fous autrement. Car oui Vahina, tu es une Télépathe. Qui doit avoir le cerveau au bord de l'explosion à la fin de la journée.

- Encore plus après ce que tu viens de me révéler. Non mais tu te rends compte, en l'espace de cinq minuscules minutes, tu viens de m'apprendre que d'autres personnes comme moi existent, que ce ne sont pas des êtres-humains mais des elfes, que j'en suis une moi aussi, et que ma famille n'est surement pas ma famille vue que ce sont les humais les plus normaux au monde. »

Sa voix se brisa sur la fin de sa phrase. Elle venait de se rendre compte de la grandeur des évènements.

Ma famille n'est pas ma famille. Cette phrase raisonna dans sa tête pendant de longues minutes. 

Keefe avait dû remarquer son trouble car il la prit par les épaules et lui dis d'une voix douce :

« Eh, pour l'instant, on est sûr de rien, alors ne panique pas, d'accord ? »

Devant son silence, il reprit :

« Je repasse demain à la même heure au parc. Tu viens et je te présente le monde elfique. Ton monde. Je te promets que je reviens avec plus d'informations. »

Elle réussit sans savoir comment à bredouiller un « Ok à demain » et Keefe partit, la laissant seule avec ses problèmes, ses questions, et tout le reste. 

Elle rentra chez elle, passa l'après-midi la plus longue de son existence sans vraiment la vivre, comme spectatrice de sa journée, mangea et alla se coucher. 

Mais elle mit du temps à s'endormir. La même pensée tournait en boucle dans sa tête.

Ma famille n'est pas ma famille

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